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Aménagements et services urbains

I Vidéosurveillance

Historique

La question de la vidéosurveillance à Thiviers remonte à 2017-2018, lorsque la gendarmerie a proposé à la mairie d’adhérer au dispositif afin de faciliter les patrouilles, dans un contexte de sous-effectif. Une réunion publique avait été organisée à l’époque, mais la proposition avait été rejetée : une partie de l’opposition s’y était opposé, invoquant une opinion défavorable des citoyens, ainsi que des raisons budgétaires et un manque d’utilité démontrée. Le projet a finalement été signé en 2021 (en partie par des élus étant défavorable en 2017) et installé en 2022. Les caméras couvrent aujourd’hui le centre-ville et plusieurs lieux stratégiques : entrées de ville, place Sarthe, devant la caserne des pompiers, rond point du Saint-Roch, place de la République, rond-point de la maternelle et du collège.

Constat

Plusieurs incidents notables (cambriolages, agressions, trafic de drogue, incivilités) continuent de se produire régulièrement. Deux questions majeures demeurent :

  1. La vidéosurveillance est-elle réellement efficace ?
  2. Est-elle correctement exploitée au quotidien ?

Propositions
  • Optimiser l’utilisation des caméras existantes et réévaluer leur emplacement.
  • Étudier la possibilité d’un double visionnage systématique (par un élu et un membre de la gendarmerie), dans le respect du cadre juridique.
  • Déléguer le suivi de la vidéosurveillance à un élu référent (autre que le maire) et à un membre de l’opposition, pour plus de transparence.
  • Envisager la création d’une police rurale intercommunale pour faire respecter le code rural sur l’ensemble du territoire.
  • Mettre en place un réseau de citoyens vigilants, supervisé par un élu, afin de renforcer la prévention.
  • Recruter un médiateur de terrain, figure neutre chargée de la médiation et du lien social.

II Pompiers

Historique

La caserne de Thiviers existe approximativement depuis 1875, faisant de la commune l’une des premières à s’en doter. Jusqu’en 1999, le corps des pompiers était communal, composé exclusivement de volontaires. À compter du 1er octobre 1999, il est passé sous gestion départementale (SDIS 24), avec la nomination d’un chef de centre professionnel.
Un chef de centre professionnel a exercé à Thiviers du 1er octobre 1999 au 31 octobre 2008, accompagné de deux autres postes de professionnels durant cette période. Après une phase gérée par des volontaires, la reprofessionnalisation du centre a repris à partir du 1er juillet 2023, avec à nouveau un chef de centre professionnel et deux postes de professionnels, puis six postes supplémentaires seront créés progressivement jusqu’en 2027. Cette montée en puissance répond à une très forte augmentation du nombre d’interventions, tant sur le secteur de Thiviers que hors secteur. Cette évolution a été impulsée par le département et soutenue par la municipalité actuelle, avec une volonté interne forte des sapeurs-pompiers.

Constat

Points positifs :

  • Professionnalisation progressive et développement du centre de secours.
  • Recrutement accru (passage de 30 à 55 effectifs, dont 22 femmes).
  • Diversification des missions, des stages et des formations.
  • Renforcement du service de santé et de secours médical.

Points négatifs :

  • Les locaux sont inadaptés à la croissance des effectifs et aux besoins de formation.
  • Les vestiaires ne sont pas adaptés à la mixité croissante.
  • Le projet d’agrandissement actuel est jugé coûteux et incohérent par rapport aux besoins réels.
  • Des interrogations existent quant à un possible conflit d’intérêt, du fait que stagiaires et formateurs consomment presque toujours au même endroit.
Propositions
  • Étudier la construction d’un nouveau bâtiment, adjacent au centre actuel, plus adapté aux besoins (formations, stockage, vestiaires).
  • Intégrer à ce nouveau site des panneaux photovoltaïques pour réduire les coûts de fonctionnement.
  • En parallèle, réfléchir au relogement des Restos du Cœur, aujourd’hui installés dans des locaux provisoires, payants et inadaptés.
  • Une nouvelle construction commune pourrait permettre de mutualiser les coûts et d’améliorer les conditions d’accueil.

III Gendarmerie
Historique

La gendarmerie de Thiviers existait initialement au château Banceil, avant d’être transférée route Eugène Le Roy dans les années 1960, où elle est restée jusqu’en 2019. Le site abritait à l’origine 9 gendarmes. Une nouvelle caserne a été construite au lieux-dit Chassouty en 2019 et inaugurée en 2021, dans le cadre d’un regroupement Thiviers / La Coquille, sans Lanouaille. Le premier projet sous la municipalité JACCOU prévoyait une reconstruction simple à Thiviers ( derrière la maison des services ), mais sous l'impulsion de la municipalité COUTURIER, le regroupement a finalement été retenu. La Coquille a pour sa part obtenu une réhabilitation transformant l’ancien bâtiment de gendarmerie en résidence pour personnes âgées : un exemple de bonne reconversion.

Constat
  • Outil performant et fonctionnel.
  • Emplacement adapté à la couverture territoriale.
  • Bon niveau de coopération avec les autres services de sécurité.
Propositions
  • Maintenir un lien régulier et structuré avec la gendarmerie (activité, logement, besoins).
  • Renforcer la coopération entre les gendarmes et la population à travers des actions de prévention, réunions d’échanges et partenariats citoyens.

Synthèse générale

La commune dispose aujourd’hui d’une infrastructure de sécurité en progression, mais confrontée à des enjeux d’adaptation :

  • Vidéosurveillance : moderniser et mieux exploiter le dispositif.
  • Pompiers : ajuster les infrastructures à la montée en puissance du centre.
  • Gendarmerie : consolider le lien institutionnel et citoyen.
  • Mise en place de dispositif citoyen

1. Historique et éléments factuels

  • 1er mars 1983 : création du syndicat (SMECTOM), avec un mode de traitement basé principalement sur l’enfouissement à Dussac.
  • Années 1990 (1997–1998) : projet d’incinérateur, abandonné sous la pression populaire.
  • À partir de 2014 : le SMECTOM introduit progressivement les conteneurs, système mixte : porte-à-porte + bacs collectifs.
    Prise en charge de l’installation des containers par les communes, en accord avec le SMECTOM sur les emplacements.
  • 2018 : présentation d’un projet de réorganisation, avec des Points d’Apport Volontaire et une redevance incitative dégressive (moins on ouvre = mieux on trie = moins on paye).
    Aucun vote communautaire, uniquement une présentation.
  • De 2018 à 2020 : le taux de la TEOM est inchangé à 12,5 %.
    En 2021, le taux est porté à 13,80 % par 25 voix pour dont les élus de la majorité thibérienne.
    En 2022, il passera à 13,81 %.
    Cette taxe est prélevée par la CCPL avec l’appel de taxe foncière puis reversée au SMECTOM.
  • En 2021, le CA du SMECTOM (où siège pour Thiviers Michel Dobbels) vote son adhésion au SMD3, qui sera effective au 1er janvier 2022, avec la mise en place de la REOMI, prélevée pour la première fois en 2023.
  • Le conseil communautaire du 01 Avril 2021 s’interroge sur cette REOMI et un courrier est envoyé au préfet par le Président de la CCPL car le système est différent de celui présenté en 2018.
  • Les statuts SMD3, votés par son comité syndical le 27 Septembre 2022, ne sont pas votés par la CCPL le 01 Décembre 2022 : 15 abstentions, 12 contres mais 10 voix pour, dont les 7 des élus de la majorité de la municipalité thibérienne.
  • Le 23 Février 2023, la CCPL décide de créer un groupe de travail, qui rencontre les dirigeants du SMD3.
    À l’issue de la réunion, Isabelle Hyvoz déclare que le SMD3 a apporté beaucoup de réponses.
  • Le 30 Mars 2023, le conseil communautaire adopte la convention avec le SMD3 par :
    1 contre, 9 abstentions et 25 pour (dont Thiviers).
    Michel D., qui devient le représentant de la CCPL au SMD3, défend que la facture sera moindre pour beaucoup de foyers et que le tri sera meilleur.

2. Constats partagés

  • Les communes disposent de très peu de leviers directs.
  • L’argument avancé initialement : « plus on trie, moins on paye » est aujourd’hui considéré comme trompeur, faux sur le plan écologique, et déconnecté de la réalité vécue par les habitants.
  • Le système actuel est inadapté :
    • aux personnes âgées
    • aux personnes à mobilité réduite
    • aux personnes fragiles
    • aux touristes et personnes de passage
  • Problèmes concrets identifiés :
    • bacs trop hauts
    • éloignement des points de collecte
    • complexité d’usage
    • manque d’accompagnement
    • zones mal entretenues

3. Collectif des usagers

  • 2023 : création du Collectif des usagers mécontents de la collecte des déchets en Dordogne.
  • Rôle et intérêt du collectif :
    - Mouvement citoyen structuré.
    - Porte la voix des usagers directement impactés.
    - Peut devenir un levier politique et citoyen fort.
  • POSITION COMMUNE :
    - Assumer clairement le soutien au collectif des usagers.
    - Inviter les citoyens à s’en rapprocher pour renforcer le poids des revendications, sortir de l’isolement individuel et créer un rapport de force collectif.

4. Positionnement politique sur le SMD3

  • Affirmer que nous sommes opposés au système actuel.
  • Expliquer publiquement que ce n’est pas le projet présenté en 2018, mais bien celui voté en 2022.
  • Inciter les élus communaux et communautaires siégeant au SMD3 à s’opposer systématiquement et collégialement à toute décision qui renforce le système actuel.
  • Demander un audit et/ou des assises du SMD3 pour remettre à plat le système en cours, en profitant du renouvellement dû aux élections et du mécontentement annoncé par beaucoup de candidats.
  • Identifier un ou plusieurs élus moteurs capables de voter contre, d’assumer publiquement cette opposition et de devenir les nouveaux responsables du système.

5. Pistes d’évolution et alternatives

  • Revenir, par la pédagogie, à de l’incitation et de l’éducation pour chaque citoyen, et à une véritable taxe incitative, juste et lisible.
  • Renforcer la sensibilisation au tri : utilité réelle du tri, impacts environnementaux concrets.
  • Explorer des solutions complémentaires : organismes privés de collecte, solutions partielles ciblées.
    Exemple évoqué : SUEZ → ramassage spécifique pour personnes âgées, PMR, personnes fragiles, professionnels du tourisme.
  • Remettre en place et optimiser les zones de compost.

Carrières de Thiviers, Synthèse et constats

  1. Historique et développement
  • Années 1930–1970 : Début des extractions organisées autour de Thiviers. La carrière devient un acteur économique important, portée par la demande en granulats et l’utilisation du rail pour l’acheminement des matériaux.
  • Années 1970–1990 : Structuration de l’activité avec la Société Basalte, qui professionnalise l’exploitation et développe les capacités de production.
  • Années 1990–2010 : Rachat par les Carrières de Thiviers. Sous l’impulsion de M. Jaeck, modernisation des installations, augmentation des volumes et intégration renforcée dans les filières régionales du BTP.
  • 2018 : Création de l’association « Bien vivre avec les carrières », soutenue par le Conseil départemental, pour représenter les riverains et porter les enjeux de nuisances, de circulation et d’environnement.
  • 2021 : Agrandissement de la carrière et reprise des démarches pour un projet de déviation (serpent de mer des différentes municipalités thibériennes depuis de nombreuses années) afin de réduire les nuisances liées au passage des poids lourds.
  • Un protocole d’accord est signé par la nouvelle municipalité, mais aucune mise en œuvre concrète ne suit.

2. Projet de déviation

Suite à la création de l’association, une idée de déviation pour les camions a été évoquée.

Projet de déviation :

  • Vente SA Charon / SA Carrières de Thiviers
  • Projet de rond-point Thiviers – N21 Nord (≈ 1,5 M€)
  • Groupe privé souhaitant créer une voie privée
  • Orientation du trafic vers Bordeaux / Angoulême (via Saint-Jean-de-Côle)

Objectifs :

  • Assurer la fluidité du trafic et du passage des camions
  • Stopper les nuisances sonores et environnementales du centre-ville
  • Limiter les traversées

Enjeux identifiés :

  • Intérêt réel pour les habitants ?
  • Financement public pour un usage privé ? Financement communautaire
  • Position politique claire à définir

Cette déviation a fait l’objet :

  • d’un appui de la préfecture,
  • d’un projet d’achat de terrain et de bornage.

Elle permettrait une sortie directe sur la Nationale 21 Nord, avec l’idée de création d’un rond-point.

En 2021, un protocole d’accord a été signé par la nouvelle municipalité, mais aucune réalisation concrète n’a vu le jour.

Ce protocole, jugé vide de sens, n’a apporté aucune avancée réelle, malgré les intentions initialement affichées et les premiers achats réalisés par les Carrières de Thiviers.

Actuellement, blocage total sur :

  • le plan et le budget,
  • la sortie Nord sur la N21.

Plus rien n’avance, la situation demeurant figée à cause d’un protocole signé sans explications concrètes ni mise en œuvre effective.

3. États des lieux et contrôles

Domaines à intégrer : Écologique, environnemental, santé, captage des sources, nuisances sonores, routes, air / poussières / vibrations.

Constats :

Les carrières réalisent déjà leurs contrôles réglementaires obligatoires.

Proposition commune :

  • Faire appel à une agence indépendante :
    • pour vérifier les données existantes,
    • pour rassurer les citoyens,
    • pour renforcer la transparence.
  • Mettre en place un contrôle supplémentaire indépendant.

Leviers réglementaires et fiscaux :

  • Interdiction de certains passages si nécessaire.
  • Tonnage des camions : dépassements réguliers, routes non adaptées.
  • État des routes : dégradations, coûts pour la collectivité.

Leviers possibles :

  • Douane fiscale,
  • contrôles du tonnage,
  • administration fiscale sur les flux.

Déclaration obligatoire en préfecture tous les 6 mois.

Définir un volume maximal acceptable.

Conclusion :

Ces leviers constituent un outil de négociation fort face aux carrières, en particulier celle de Thiviers.

4. Extension de la carrière de Thiviers

Questions à poser :

  • Quelles sont les mesures demandées ?
  • Quelles mesures sont acceptables pour nous? 
  • Quels impacts réels : écologiques, sonores, pollution, écoulement des eaux, santé des habitants ?

Points de vigilance :

  • Zone déjà fragile.
  • Capacité du territoire atteinte.

Nécessité de :

  • limiter les permis,
  • ne pas augmenter les volumes autorisés,
  • poser clairement la question : autorise-t-on ou non certaines extensions ?

Logique de négociation :

Définir clairement : que doit-on exiger pour rendre la vie quotidienne plus supportable pour les habitants ?

📄 Imerys / Quartz de Dordogne

  1. Qui est Imerys ?

Imerys est un groupe industriel français spécialisé dans l’extraction et la transformation de minéraux (quartz, kaolin, argiles, etc.), avec des sites dans de nombreux pays.

Dans le Nord-Dordogne, Imerys est présent à travers Quartz de Dordogne, qui exploite des galets de quartz destinés à des usages industriels comme la métallurgie du silicium, les alliages pour l’automobile et l’aéronautique, ainsi que des granulats pour le BTP.

2. Un peu d’histoire : SOGEREM → DAM → Imerys

L’histoire du quartz en Dordogne se fait en plusieurs étapes :

  • Années 1980 : La société SOGEREM réalise les premières prospections et met en exploitation le gisement de Boudeau, près de Saint-Jean-de-Côle, pour fournir du quartz de haute pureté à l’électrométallurgie (silicium et ferro-silicium).
  • 1991 : La société Denain-Anzin Minéraux (DAM) reprend SOGEREM et poursuit le développement de l’exploitation.
  • Années 1990–2000 : Extension progressive de la carrière, installation de procédés de tri plus performants (dont le premier tri optique vers 2000).
  • 2005 : DAM est intégrée au groupe Imerys, qui reprend les gisements de quartz et les développe sous le nom Imerys Ceramics France – Quartz de Dordogne.

👉 DAM est donc l’ancienne société minière à l’origine de l’exploitation, qui a ensuite été intégrée dans le groupe Imerys.

3. La géologie : pourquoi il y a du quartz ici ?

Le Nord de la Dordogne (secteur Thiviers / Saint-Jean-de-Côle) se situe à la limite du Massif central et du bassin aquitain.

En résumé :

  • Il y a des millions d’années, des canyons se sont formés dans les calcaires jurassiques.
  • Des eaux acides venant du Massif central ont dissous ces calcaires et les ont remplis d’alluvions (mélange d’argiles, de sables et de galets).
  • Avec le temps, les galets de quartz se sont concentrés dans certaines zones (canyons remblayés), formant des poches très riches en quartz.
  • Ces galets sont très recherchés car ils ont une teneur très faible en impuretés (titane, bore, phosphore, etc.) et une grande dureté.

C’est ce contexte géologique particulier qui explique l’intérêt industriel pour ce secteur.

4. L’usine de transformation et de tri en Dordogne

Les galets extraits en Dordogne (Boudeau, Saint-Paul-la-Roche) sont acheminés vers une usine de traitement appelée « Quartz de Dordogne », implantée sur le site de Saint-Jean-de-Côle.

Dans cette usine, les galets sont lavés et criblés (séparation par taille) :

  1. Les plus gros sont triés manuellement.
  2. Les plus petits galets passent dans une machine de tri optique (tri « laser ») qui analyse leur composition et écarte ceux qui ne présentent pas la pureté chimique exigée.
  3. Les produits conformes sont ensuite orientés vers :
    • l’électrométallurgie du silicium et du ferro-silicium (alliages pour l’automobile, l’aéronautique, etc.),
    • ou vers des marchés de granulats (BTP, aménagement, produits décoratifs).

Cette usine est un site utilisant des procédés de pointe (tri optique, circuits d’eau fermés, contrôle qualité strict), souvent cité en exemple et visité par des professionnels.

👉 Cette usine est un site de référence en Europe pour le traitement de galets de quartz de haute pureté, équipé de technologies de tri optique avancées.

5. Pourquoi ouvrir une (nouvelle) carrière ?

D’après les documents publics sur la filière silice en France :

  • Les galets de quartz de haute pureté sont une ressource stratégique pour :
    • la production de silicium métal,
    • les alliages à base de silicium,
    • certaines applications industrielles exigeant une très grande pureté chimique.
  • Les gisements existants en Dordogne et dans le Lot sont localisés et limités, ce qui pousse les industriels à :
    • sécuriser leurs approvisionnements sur plusieurs décennies,
    • optimiser la logistique (chemins de fer, usines existantes),
    • mutualiser les investissements de tri optique et de traitement.

L’ouverture d’une nouvelle carrière dans le secteur de Thiviers / Razac s’inscrit donc, du point de vue industriel, dans une logique de :

  • continuité d’approvisionnement en galets de quartz de qualité,
  • valorisation des infrastructures déjà en place (usine de Saint-Jean-de-Côle, réseau ferroviaire),
  • maintien de la production française de silicium et de granulats spécialisés.

6. Lien entre Imerys et les carrières de Thiviers

Les carrières locales de Thiviers et Imerys n’ont qu’une collaboration indirecte :

  • Il ne s’agit ni de la même entreprise, ni d’une exploitation commune.

Le lien se fait essentiellement :

  • par le quai de chargement ferroviaire,
  • et par la logistique : une partie des matériaux (galets de quartz) est acheminée vers le site Imerys Quartz de Dordogne (Saint-Jean-de-Côle / Saint-Pierre-de-Côle), situé à une douzaine de kilomètres, pour y être triée et transformée.

👉 Donc : relation logistique / ferroviaire, mais exploitations distinctes.

7. Résumé simple

  • Imerys / Quartz de Dordogne : groupe industriel qui exploite des galets de quartz de haute pureté en Dordogne et les transforme dans une usine de tri et de contrôle très technique (avec tri optique / laser).
  • Historique : SOGEREM → DAM (Denain-Anzin Minéraux) → intégration dans Imerys au début des années 2000.
  • La ressource : des galets de quartz très purs, formés dans d’anciens canyons comblés, rares à l’échelle européenne.
  • L’usine : située en Dordogne, à Saint-Jean-de-Côle, elle trie, lave et sélectionne les galets pour des usages industriels à forte valeur ajoutée.
  • Nouvelle carrière : pensée par l’industriel comme un moyen de sécuriser la ressource sur le long terme, en lien avec cette usine.
  • Thiviers & Imerys :
    • pas la même carrière,
    • lien indirect via le quai ferroviaire et la logistique.

8. Cas spécifique Imerys : Constats croisés

  • Aucun bénéfice économique local réel.
  • Peu ou pas de création d’emplois.
  • Aucun retour financier pour la commune.
  • Fort impact écologique.

Méthode :

  • Défrichement, creusement, recherche de quartz, abandon du site si non rentable, remise en état minimale.

Bénéficiaires principaux :

  • Propriétaires fonciers louant leurs terrains.

➡️Position commune : 

  • Opposition juridique et politique à toute nouvelle implantation Imerys.
  •  Refus de toute nouvelle extraction Imerys sur le territoire.