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Questions et informations diverses

🙏 Merci à toutes et tous pour votre présence lors de cette réunion publique.
💬 Vos échanges, vos idées et vos propositions ont nourri une réflexion collective riche et constructive.
📝 Nous vous restituerons ces échanges et les pistes de travail via notre site internet ainsi que sur l’ensemble de nos réseaux sociaux.
🤝 Cette dynamique participative avec les citoyens est au cœur de notre démarche : écouter, comprendre, faire évoluer Thiviers de manière concrète et réaliste, pour lui donner un nouvel élan.
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Un Nouvel Elan pour Thiviers

Un Nouvel Élan pour Thiviers vous souhaite de très belles fêtes de Noël. ✨🎄

 

Lors de la réunion publique du 21 décembre dernier, après une courte présentation des motivations d’Un Nouvel Élan pour Thiviers, nous avons proposé un format participatif de co-création de programme.

Les habitant·e·s présent·e·s ont été invité·e·s à partager leurs avis et à échanger autour de différentes thématiques.

L’objectif de ce temps de rencontre était de créer un cadre d’écoute bienveillant et constructif, afin de recueillir les inquiétudes, besoins, satisfactions et manques des thiberiens et thiberiennes.

Les échanges se sont déroulés dans une ambiance conviviale et respectueuse, favorisant le dialogue et la réflexion collective.

La restitution qui suit s’appuie sur les contributions recueillies lors de cette première réunion publique. Elle ne prétend pas être représentative de l’ensemble de la population, mais constitue une première base de travail, issu de la parole citoyenne, destiné à nourrir la réflexion et à être enrichi par d’autres échanges à venir.

Table ronde - Végétalisation et Embelissement

Table ronde - Sécurité

Table ronde - Jeunesse et Culture

Table ronde - Parc - Salle des fêtes

Table ronde - Seniors et Services publics

Table ronde - Commerces

Table ronde  - Questions brulantes

Réunion thématique du 09 janvier 2026

Carrières de THIVIERS – IMERYS (Razac) – SMD3

A - CARRIÈRES DE THIVIERS & DÉVIATION DU CENTRE-VILLE

🔹 Historique et état des lieux

  • Depuis les années 1930 : exploitation de la diorite, pierre de très haute qualité, utilisée notamment pour les routes et le ferroviaire (SNCF).
  • 1930–1970 : extraction intensive, à l’origine par SA Basalte, avant restructurations successives.
  • Années 1970–1990 : périodes de fragilité, restructurations, risque de fermeture (ère de M. Jaeck).
  • 2018 : création de l’association « Bien vivre avec les carrières », marquant une volonté locale de dialogue autour des nuisances (bruit, poussières, vibrations).
  • 2021 : agrandissement des carrières de Thiviers.

👉 Les carrières de Thiviers font partie intégrante de l’histoire économique et industrielle de Thiviers.

👉 Il n’a jamais été question de remettre en cause leur existence, mais bien d’améliorer l’impact environnemental, écologique et communal de leurs conditions d’exploitation.

🔹 Problématique historique et centrale : la déviation

La déviation du centre-ville est identifiée comme un enjeu majeur :

  • Sécuritaire (cohabitation piétons / poids lourds)
  • Sanitaire (poussières, vibrations, nuisances sonores)
  • Environnemental
  • Qualité de vie (habitants, EHPAD, écoles)

📊 Flux actuels estimés :

  • Entre 200 et 250 poids lourds par jour
  • Principalement rue Pierre Semard
  • Dès 4h du matin
  • Flux cumulés : carrières + abattoirs + transit Angoulême

🔹 Historique des projets de déviation (constat d’échec)

  • Projet ancien, travaillé depuis plusieurs mandats, avec :
    • Commune
    • Communauté de communes
    • Département
    • État
    • SNCF
    • Acteurs privés (carrières, abattoirs)
  • Objectif initial : détourner l’intégralité des flux de poids lourds

❌ Aucun projet n’a abouti, pour des raisons cumulées :

  • Coûts trop élevés
  • Montage financier instable
  • Manque d’organisation et de pilotage
  • Crise COVID
  • Désengagement progressif des partenaires

🔹 Hypothèses abandonnées ou limitées

  • Rond-point sortie Chausson
    • Coût estimé : 1,5 million €
    • Financement privé envisagé (carrières / Intermarché)
    • Permet un détournement du traffic abattoirs et carrière mais une partie retourne dans Thiviers pour aller vers Angoulême
  • Déviation par Douyeras / tunnel
    • Rendu impossible par :
      • Constructions existantes
      • Tonnage trop élevé
      • Inadaptation aux poids lourds

🔹 Protocole et engagements non tenus

  • 2019 : projet d’achat de terrains le long de la voie ferrée (convention tripartite).
  • 2021 : protocole signé entre le Département, la Mairie et les carrères
    • Engagement de réaliser la déviation sous 3 ans
    • En contrepartie : aide financière du Département
    • Clause de dédit si non-réalisation 
  • ❌ Engagement non tenu (pénalités à payer ?)
  • ❌ Protocole aujourd’hui caduque
  • ❌ Le financement est devenu exclusivement thibérien et communautaire, 

➜ Ne détourne que les camions des carrières, pas ceux des abattoirs ni du transit.

➜ Qui entretien et réfectionne, notamment la D77 qui n’est pas adaptée à ce tonnage ?


🔹NOTRE POSITIONNEMENT :

Est-il normal que les habitants de Thiviers et de la communauté de communes financent seuls une infrastructure rendue nécessaire par et pour des activités privées?

➡️ Nécessité de :

  • Se sentir légitimes
  • Refuser la soumission
  • Mettre face à leurs responsabilités les acteurs privés
  • Conditionner tout agrandissement éventuel de la carrière ou aménagement futur à des contreparties réelles

B : CARRIÈRE DE RAZAC – IMERYS

🔹 Présentation du projet

  • Projet porté par Imerys, multinationale.
  • Localisation : plateau de Razac, à ~3 km au nord de Thiviers.
  • Historique des carrières de quartz :
    • Exploitations depuis les années 1930 à Saint-Jean-de-Côle
    • Rachat par Imerys en 2005
  • Projet actuel :
    • Extraction de quartz
    • Durée : 15 ans
    • Surface : ~45 ha à Razac
    • Profondeur : 5 à 15 m
    • Conséquences : bois détruits, sources menacées, destruction irréversible de l’environnement
  • Environ 400 ha concernés au total sur le territoire élargi.

🔹 Modification du PLU et enquête publique :

  • Bois de Razac :
    • Initialement zone naturelle à protéger
    • ➜ Reclassée zone exploitable : pour quelle raison ?
  • Modification du PLU réalisée via une enquête publique unique :
    • Autorisation environnementale
    • Modification du PLU
  • Information jugée insuffisante et quasi incompréhensible pour les citoyens concernés
  • Mobilisation citoyenne rendue possible essentiellement par :
    • L’association Sauvegardons Razac et le bassin de la Côle

🔹 Anomalies constatées :

  • Étude d’impact contestée :
    • Réalisée par un bureau d’études co-géré par la femme du directeur d’Imerys
    • Soupçon de conflit d’intérêts
  • Manquements relevés :
    • Sources et ruisseaux ignorés
    • Zones humides non prises en compte
    • Espèces protégées absentes de l’inventaire
  • Loi sur l’eau (IOTA) :
    • Dossier non déposé
    • Destruction de zones humides sans autorisation
  • Recours contentieux engagé devant le tribunal administratif de Bordeaux

🔹 Que va nous apporter cette carrière ?

  • Aucune création d’emploi significative :
    • 2 pelleteuses
    • ~4 personnes mobilisées venant d’autre sites Imérys
  • Aucune retombée économique locale
  • Flux supplémentaires :
    • Environ 40 camions/jour
    • Route D77 jugée dangereuse malgré aménagements (refuges)
  • Dégradation environnementale irréversible
  • Projet perçu comme :
    • Prédateur
    • Non concerté
    • Sans bénéfice territorial

🔹 NOTRE POSITIONNEMENT

  • Faire la distinction claire : 
    • Carrières de Thiviers ≠ Imerys Razac
  • Si élus :
    • Opposition ferme au projet Imerys
    • Défense de l’intérêt général
    • Soutien aux recours
    • Refus d’un développement sans contreparties

C : SMD3 – ORDURES MÉNAGÈRES

🔹 Historique

  • Avant 2018 :
    • Sacs jaunes
    • Redevance fixe
    • Tri de meilleure qualité
  • 2018 :
    • Présentation de la redevance incitative
    • Principe annoncé : plus on trie, moins on paye
    • ➜ Aucun vote sur la RI par les élus majoritaires en place
    • Vote uniquement sur les points d’apport volontaire
  • 2021–2022 :
    • Intégration au SMD3
  • Mise en place effective de la RI devenue REOMI(Redevance d’Enlèvement des Ordures Ménagères Incitative)2023 :
    • Première facturation

🔹 Évolution des coûts de la Taxe Enlèvement des Ordures Ménagères 

  • Jusqu’en 2020 : 12,5 %  de la Taxe Foncière
  • 2021 : 13,80 %
  • 2022 : 13,81 %
    ➡️ Hausse continue, votée par les représentants locaux.

🔹 Dysfonctionnements majeurs

  • Service rendu dégradé :
    • Bacs saturés
    • Accès difficile aux points d’apports (personnes âgées, handicap)
    • Cartes défaillantes
    • Entretien des abords
  • Incivilités accrues
  • Bacs de recyclables reçoivent aussi des ordures ménagères ➜ deviennent non recyclables ➜ incinération
  • 44 % des déchets partent à l’incinérateur au niveau national
  • Aucune solution adaptée pour :
    • Déchets médicaux
    • Stomies
    • Professionnels de santé
    • Tourisme
    • Associations

🔹 Problème fondamental

Le système présenté comme incitatif et écologique est devenu punitif, rigide et déshumanisé.

  • Absence de pédagogie
  • Absence d’accompagnement
  • Absence d’interface locale
  • Absence de solutions sur mesure
  • Absence de dialogue

🔹 NOTRE POSITIONNEMENT

  • Mise en place d’un moratoire
  • Provoquer des assises locales des déchets
  • Réviser le système actuel
  • Renforcer la pédagogie et l’éducation
  • Mettre en place des solutions différenciées selon les publics
  • Se rapprocher du collectif des usagers mécontents pour trouver des pistes de sortie

📄 RESTITUTION – RÉUNION THÉMATIQUE

Végétalisation · Urbanisation · Voirie

1. Expression des participants : paroles fortes et colères exprimées

La réunion a été marquée par une prise de parole franche des habitants, avec des colères exprimées, non pas contre le principe de transformation de la ville, mais contre le manque de cohérence, de concertation et de vision globale.

🔴 Colère sur la zone 30

De nombreux participants ont exprimé une incompréhension et une exaspération concernant la mise en place de la zone 30 :

  • Décision découverte a posteriori, souvent par les réseaux sociaux
  • Absence de concertation préalable avec les habitants
  • Signalisation jugée illisible et incohérente
  • Absence claire de panneaux de sortie de zone
  • Impression d’une mesure générale et uniforme, sans prise en compte des réalités de terrain

👉 Ce qui ressort fortement :

Une zone 30 peut avoir du sens si elle est ciblée, expliquée, justifiée. Appliquée partout sans logique lisible, elle perd son efficacité et sa crédibilité.

Plusieurs habitants soulignent que :

  • les conducteurs qui roulent déjà trop vite ne respectent pas davantage le 30,
  • les autres vivent la mesure comme une contrainte mal comprise,
  • cela génère tensions, incompréhensions et perte de confiance.

2. Stationnement et voitures sur les trottoirs : un problème quotidien

🚗 Un usage conflictuel de lespace public

La question des voitures stationnées sur les trottoirs a suscité de nombreuses réactions :

  • Trottoirs impraticables pour :
    • piétons,
    • parents avec poussettes,
    • personnes âgées,
    • personnes à mobilité réduite ou en fauteuil roulant
  • Véhicules stationnés par habitude, parfois par confort
  • Ouverture des portières sans visibilité
  • Sentiment d’insécurité constant pour les piétons

👉 Les participants insistent sur un point clé :

La ville est aujourd’hui pensée d’abord pour la voiture, au détriment des usages piétons.

⚠️ Un problème dincivilité mais aussi daménagement

Il ne s’agit pas uniquement de comportements individuels :

  • certains trottoirs sont trop étroits,
  • l’absence de marquage clair entretient les mauvaises pratiques,
  • le manque de signalisation pédagogique renforce les conflits d’usage.

➡️ Demande forte d’une réflexion globale sur le partage de l’espace public, rue par rue, quartier par quartier.

3. Voirie : constats et état des lieux partagé

🛣️ Un réseau très dense et coûteux

Les participants ont pris conscience (ou redécouvert) que Thiviers dispose :

  • d’une route nationale,
  • de routes départementales,
  • de nombreuses voies communales,
  • de plusieurs voies d’intérêt communautaire.

Cette diversité implique :

  • des compétences partagées (État, Département, commune, intercommunalité),
  • une gestion complexe,
  • des coûts d’entretien très élevés.

🔧 Un entretien souvent perçu comme fragmenté

Les habitants constatent :

  • des réparations ponctuelles (rebouchage de trous),
  • sans traitement durable,
  • des chaussées qui se dégradent rapidement.

Un point majeur est ressorti :

👉 sous la route, les réseaux sont anciens, mal coordonnés et souvent vétustes.

  • Réseaux d’eau potable, assainissement, pluvial, électricité, télécoms
  • Beaucoup datent des années 50–60
  • Pertes d’eau importantes constatées
  • Interventions successives qui rouvrent plusieurs fois la même rue

➡️ Demande citoyenne claire :

quand une rue est ouverte, tout doit être pensé ensemble (eau, assainissement, réseaux, voirie, éclairage).

4. Éclairage public : sécurité, coût et manque de vision

Les échanges ont mis en évidence :

  • des quartiers suréclairés,
  • d’autres insuffisamment éclairés,
  • des zones sensibles (parc, collège, cheminements) jugées dangereuses.

💡 Incompréhensions exprimées

  • Pourquoi certains secteurs restent allumés toute la nuit ?
  • Pourquoi d’autres, fréquentés le soir, sont plongés dans le noir ?
  • Pourquoi changer des équipements sans plan d’ensemble ?

Les habitants ne contestent pas :

  • le passage aux LED,
    mais l’absence de réflexion globale sur les usages, les horaires et les priorités.

➡️ Attente forte d’un plan lumière cohérent, conciliant :

  • sécurité,
  • économies d’énergie,
  • lutte contre la pollution lumineuse.

5. Végétalisation : constats critiques et explications techniques

🌳 Une ville ressentie comme « grise »

Constat largement partagé :

  • peu de végétalisation en pleine terre,
  • priorité donnée aux pots, jardinières et plantations éphémères,
  • forte consommation d’eau,
  • charge importante pour les agents municipaux.

🌲 Arbres malades : un mauvais erroné 

Un point central de l’intervention a porté sur la gestion des arbres :

  • De nombreux arbres ont été coupés ces dernières années
  • Motif souvent avancé : « arbres malades » ou « dangereux »
  • Mais aucune replantation observée

👉 Explication apportée lors de la réunion :

  • certains arbres deviennent fragiles à cause de tailles inadaptées et d’une artificialisation des sols ( taille en trognes pouvant fragiliser les arbres ou pas de taille tout simplement).

➡️ Les participants dénoncent une mauvaise lecture des causes, menant à des coupes plutôt qu’à un entretien raisonné.

6. Espaces verts et entretien : sentiment dinjustice

Les habitants ont exprimé :

  • un entretien correct du centre-ville,
  • mais une dégradation marquée hors centre.

Points soulevés :

  • trottoirs envahis de végétation,
  • espaces communaux peu entretenus,
  • alors que les particuliers reçoivent parfois des mises en demeure pour leurs propres terrains.

👉 Sentiment d’un deux poids, deux mesures.

7. Urbanisation : une ville grise, mais pourquoi ?

🧱 Le rôle des matériaux

Les participants ont identifié une cause structurelle :

  • enduits ciment généralisés,
  • murs qui ne respirent plus,
  • pollution qui noircit les façades,
  • humidité piégée dans les murs (remontées capillaires).

Conséquences :

  • dégradation des façades,
  • bâtiments insalubres,
  • impression visuelle lourde et triste.

➡️ Il ne s’agit pas uniquement de végétaliser, mais de repenser les matériaux, les sols, les pieds de façades, les respirations urbaines.

🌬️ Redonner de la respiration à la ville

Plusieurs pistes évoquées :

  • retirer du goudron ou du béton au pied des murs,
  • recréer des bandes en pleine terre,
  • permettre la respiration des sols,
  • améliorer à la fois l’esthétique et la salubrité des bâtiments.

8. Urbanisation raisonnée : méthode et vision

Les participants ont clairement exprimé :

  • le refus de décisions ponctuelles,
  • la nécessité d’une vision globale et cohérente.

Principes partagés :

  • travailler par quartiers,
  • associer les habitants,
  • prioriser les zones les plus dégradées,
  • ne pas tout faire en même temps,
  • penser sur le long terme, au-delà d’un seul mandat.

🧭 Outils évoqués

  • Diagnostic global de la commune
  • Appui d’architectes et urbanistes extérieurs
  • Travail transversal entre voirie, végétalisation, circulation et usages

9. Ce que révèle cette réunion

Cette réunion n’a pas été conflictuelle : elle a été intense, engagée et lucide.

Elle révèle :

  • un attachement profond à Thiviers,
  • une attente forte de cohérence,
  • une volonté d’être associés,
  • une demande de respect du vécu quotidien.
  • une note de vert 

👉 Le message est clair :

Les habitants sont prêts à accompagner une équipe pour la transformation de la ville, à condition qu’elle soit expliquée, partagée et pensée dans sa globalité.

🏛 Réunion thématique – Finances & Bilan

Compte rendu synthétique

Comparaison avec d’autres communes

Une citoyenne souligne que les chiffres présentés restent difficiles à interpréter sans comparaison avec d’autres villes. Selon elle, certaines communes n’ont peut-être pas eu les mêmes investissements obligatoires à réaliser.

Pascal répond que, ces éléments proviennent des chiffres officiels  du Ministère des Fiances ,et que la moyenne nationale de l'endettement reste nettement inférieure à celle de Thiviers.

Il pose la question : entre 2023 et 2025, y a-t-il réellement eu 2 millions d’euros d’investissements obligatoires ?

Même si certaines dépenses étaient nécessaires, il existe forcément des communes dans des situations comparables.

Question des emprunts et des procès-verbaux (PV)

Plusieurs participants interrogent la traçabilité de certaines décisions ( difficulté de trouver les PV des Conseils Municipaux et mêmes les décisions à l'intérieur de ceux-ci)

Une Thibérienne demande :

  • Plus d’un million d’euros auraient été validés sans procès-verbal retrouvé ?
  • Un emprunt n’est-il pas obligatoirement voté en conseil municipal ?

Réponse apportée :

  • Oui, un emprunt doit normalement être validé en conseil municipal.
  • Il est possible qu’un procès-verbal manque dans les archives.

Pascal précise qu’à ce jour aucun justificatif clair n’a été retrouvé concernant cette dépense. L'emprunt semble bien avoir été réalisé mais on ne trouve pas l’affectation.

Transparence et communication financière

Arthur rappelle la volonté de l’équipe de démocratiser l’accès aux finances municipales, afin d’éviter que certaines informations ne soient découvertes trop tard.

Pascal précise que les données utilisées par leur équipe proviennent du Ministère des Finances, alors que le document diffusé par l’équipe sortante est présenté comme un document de communication de campagne.

Un intervenant rappelle que l’on parle de Thiviers et non du ministère.

Financement des campagnes électorales

Une question est posée sur le financement des campagnes dites « apolitiques ».

Réponse :

  • Seule la propagande officielle (documents validés par la commission électorale) est financée.
  • Les brochures ou supports hors cadre officiel sont financés par la liste elle-même, ou éventuellement par un parti en cas de soutien politique.

Il est également précisé que la propagande officielle de la liste est imprimée à Thiviers via l’imprimerie locale partenaire.

Situation financière de la commune

Pierre rappelle qu’en 2020 la capacité d'emprunt de  la commune se situait autour d’un million d’euros avec une capacité d'autofinancement de 400 000 €.

Pascal précise :

  • En 2014, un courrier évoquait un budget insincère d’environ 900 000 € (déséquilibre entre recettes et dépenses).
  • Le redressement des comptes a nécessité une période de forte prudence budgétaire.

Un audit réalisé en 2020, par la nouvelle équipe indiquait que la capacité d’investissement retrouvée provenait en grande partie de la gestion précédente.

Aujourd’hui, la dette atteint 3,8 millions d’euros en 2024.

La question posée est donc :

➡️ Quelle sera la capacité d’investissement et d’emprunt pour l’avenir ?

Beaucoup de promesses sont annoncées, mais la question centrale reste celle du financement réel de ces projets.

Subventions et priorités d’investissement

Les subventions perçues par la commune s’élèvent à environ 67 000 € en 2024, ce qui interroge certains participants sur la capacité de la commune à capter davantage d’aides.

Une réflexion s’ouvre sur la logique des investissements :

  • Les décisions correspondent-elles réellement aux besoins du plus grand nombre de Thibériens ?
  • Les investissements sont-ils réalisés dans une logique d’intérêt général ou d’opportunité financière ?

Plusieurs participants évoquent l’impression que certains projets sont lancés sans vision globale ni planification à long terme.

Équipements sportifs : gymnase et salle de tennis

La situation des équipements sportifs est largement abordée.

Une citoyenne évoque :

  • Un gymnase fermé
  • Un autre en mauvais état
  • Des difficultés pour certaines associations sportives.

Pascal souligne que le choix de construire la salle de tennis a été fait avant la rénovation du gymnase, ce qui pose question sur l’ordre des priorités.

Coût de la salle de tennis

  • Montant total : environ 780 000 €
  • Subvention : environ 60 %
  • Reste à charge pour la commune : environ 300 000 €

Le club compte environ 200 licenciés, dont 1/4 sont  habitants de Thiviers.

Certains participants s’interrogent :

➡️ L’effort financier est-il équitable entre les différentes associations sportives ?

Un autre point soulevé concerne l’absence de plan d’entretien global des équipements municipaux, ce qui pourrait entraîner à terme une dégradation simultanée de plusieurs infrastructures.

Cohérence des projets et planification

Un principe est évoqué : ne jamais mettre la charrue avant les bœufs.

Certains participants estiment qu’il aurait été plus logique :

  1. d’étudier d’abord l’aménagement global du parc,
  2. puis d’y intégrer éventuellement la construction d’une salle.

Or le processus a clairement été inversé.

Travaux, énergie et panneaux photovoltaïques

La question des économies d’énergie est également évoquée.

La toiture de la mairie ayant été refaite, certains participants demandent où sont les panneaux photovoltaïques annoncés.

Il est rappelé que la loi APER autorise désormais l’installation de panneaux photovoltaïques sur certains bâtiments classés, sous conditions.

 Compétences des collectivités

Plusieurs projets mentionnés dans les communications municipales relèvent en réalité d’autres collectivités :

  • Collège : compétence du Conseil Départemental
  • Centre médico-social : Conseil Départemental
  • Pôle enfance : Communauté de communes

Pour ces projets, la contribution financière directe de la commune de Thiviers serait de 0 €, ce qui alimente le débat sur la manière dont ces réalisations sont présentées.

La question de la piscine

Le sujet de la piscine est également à nouveau abordé.

Quelques éléments rappelés :

  • Piscine construite en 1964 sur le même modèle que celle de Terrassons (mêmes plans)
  • Équipement vétuste et peu fréquenté en 2014 : 35 000 de dépenses pour 4 000 de recettes . Ouverture depuis plusieurs années sur dérogation du maire après avis contraire de la commission de sécurité
  • Coût estimé de démolition : 55 000 €

Selon Pascal, l’erreur aurait été de ne pas démolir immédiatement l’équipement lorsque la décision avait été prise.

La construction d’une nouvelle piscine apparaît aujourd’hui difficile :

  • Coût trop élevé , impossible pour une commune
  • La communauté de communes ne peut pas porter ce type d’équipement, et a-t-il un réel intérêt à l'échelle de notre territoire

Il existe des solutions alternatives pour apprendre à nos scolaires à nager : camion itinérant, piscine éphémère, classe verte dédiée, navette vers d'autres équipements,...

Proposition d’audit financier

Une question est posée sur la réalisation d’un audit.

Réponse :

L’équipe envisage de réaliser un audit financier et de le rendre public, afin de permettre aux habitants de mieux comprendre la situation réelle de la commune.

Il est rappelé qu’un audit avait été réalisé en 2022 mais n’avait pas été diffusé publiquement.

Accès à l’information

Plusieurs participants soulignent la difficulté d’accéder à certaines informations financières.

Arthur conclut qu’il est difficile pour un citoyen de se faire un avis clair sans accès à l’ensemble des données.

🧭 Conclusion de la réunion

Deux idées principales ressortent des échanges :

  • La nécessité de plus de transparence sur les finances municipales.
  • L’importance de choisir des investissements réfléchis, planifiés et bénéfiques au plus grand nombre.

L’objectif annoncé est de mieux informer les habitants et de partager les décisions financières, afin que chacun puisse comprendre les choix faits pour l’avenir de la commune.